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So Cinema - La passion du cinéma, la passion de la transmettre

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7 janvier 2016

Hors-Série - Mad Max : Fury Road vs Star Wars : Le Réveil de la Force

Clash

Un article un peu particulier. Je n’ai pas écrit depuis un petit moment alors je voudrais revenir sur 2 films qui m’ont marqué cette année… pour des raisons différentes.

J’ai appris ce matin même que Le Réveil de la Force était en lice pour devenir le film le plus rentable de l’histoire… A mon sens, ce genre de « classement » n’a pas de réelle valeur, il est plutôt indicatif, notamment la non-prise en compte de certains facteurs tels que l’inflation1. Le problème que j’ai avec cette annonce surtout, c’est que Star Wars ne va pas être rentabilisé par sa qualité en tant que film, mais par l’énorme pub qui l’a précédé. Oui, je prends des positions, je suis un foufou.

Depuis quelques années, voir même une dizaine d’année, on a une espèce de révolution qui s’est mise en place, surtout à Hollywood : les films dont on parle sont ceux qui ont le plus gros budget de production et de pub.

 

Film

Budget

2014

Transformers : L’Âge de l’extinction

210 000 000 $

2013

La Reine des Neiges

150 000 000 $ (215 avec le budget pub)

2012

Avengers

220 000 000 $

2011

Harry Potter et les Reliques de la Mort

275 000 000 $

2010

Toy Story 3

200 000 000 $

C’est une stratégie marketing plutôt logique après tout, mais est-ce qu’on n’aurait pas perdu l’essence même du cinéma : l’ (7ème) ART2 ?

A mes yeux, le cinéma (et l’art en général), est basé sur le concept de refléter la société par ce qu’elle pourrait être dans l’imaginaire d’un artiste.

Voir plus loin, voir plus coloré, voir plus violent, voir plus beau, etc… proposer de la valeur ajoutée à ce que nous connaissons. 
Pour cela, je crois qu’il est nécessaire que l’entité artistique que sont les réalisateurs, producteurs, scénaristes, acteurs et musiciens (pour résumer) d’un film doivent prendre des RISQUES, ou du moins proposer quelque chose de NOUVEAU et c’est exactement ce que je n’ai pas eu avec Star Wars mais que j’ai eu avec Mad Max.

Attention, j’ai aimé Star Wars, il a rempli la majorité des exigences de ce que nous attendions de lui. MAIS… même les spectateurs qui ont clamé haut et fort avoir adoré le film3 ne pourrons pas nier l’argument principal de ses haters : le film manque (cruellement) d’originalité et de prise de risque.

Alors : Comment ne pas prendre de risques ?

Je pense que c’est une question de logique.

Le réalisateur : J.J Abrams fait figure de valeur sûre lorsqu’il faut remettre en piste une franchise ayant eu son heure de gloire dans le passé grâce au succès de Mission : Impossible III (6 ans après le second qui n’a pas rencontré un très grand succès, faute sûrement à un réalisateur (John Woo) ayant une patte artistique trop marquée (ça fait beaucoup de parenthèses, non ?)) et surtout Star Trek.  

L’histoire : Pour rassurer les fans, le studio Disney a décidé, de faire appel à Lawrence Kasdan, qui a écrit les épisodes de Star Wars les plus adulés par les fans : L’Empire Contre-Attaque et le Retour du Jedi. On en parle moins, mais Michael Arnt a également été choisi pour écrire le film, un autre choix stratégique à mes yeux puisque ce dernier a non seulement déjà une expérience dans le domaine de la SF avec le scénario d’Oblivion, mais aussi du respect des franchises avec l’écriture de Toy Story 3.

La musique : John Williams, compositeur de TOUS les épisodes de Star Wars (entre autres chef d’œuvres du 7ème art4)

La publicité : PERSONNE au monde n’a pu manquer la nouvelle de la sortie du film. Même Jean-Pierre Pernaud en a parlé au journal de 13h. Et plusieurs fois ! Star Wars était partout de chez partout. Je ne vais pas en parler plus, vous l’avez tous subit. En plus de ça, Abrams et Disney ont cultivé le teasing très intelligemment : teaser de quelques secondes, pas d’image de Luke Skywalker, différentes version de bande-annonce selon les pays, etc…

Star Wars a été pensé comme un plan de bataille, dans ses moindre détails. Même les spectateurs de l’avant-première ont dû signer une clause de confidentialité !

Pourquoi ne pas prendre de risque ?

Parce qu’on ne peut tout simplement pas se planter sur un film Star Wars, première pierre d’une ambitieuse nouvelle trilogie et de spin-off, qui a une communauté de fan sur plusieurs générations représentant peut-être le plus gros tas de billet qu’un studio de production ne pourra jamais exploiter de sa vie.

Avec Star Wars VII, je pense qu’on a l’exemple type de ce qu’Hollywood est devenu avec le temps : l’argent d’abord, l’artistique plus tard.

Et c’est ce qui me fait venir à la comparaison avec Fury Road.

Après Max Max : Au-Delà du dôme du tonnerre, 3ème opus de la saga Mad Max emmenée par Mel Gibson, est sorti en 1985 et une suite à celui-ci avait été évoquée jusqu’en 1997 ou Miller avait complétement jeté l’éponge pour se concentrer sur d’autres films…. D’un genre assez différent puisqu’il s’agissait de Babe, le cochon devenu berger, parce que oui, c’est de George Miller.

En 2003, Miller annonce qu’il travaille sur un scénario pour un nouveau Mad Max qui se fera certainement sans Mel Gibson : le projet tombe à l’eau pour des problèmes liés notamment à des problèmes d’ordre budgétaires. Ce sera la goutte d’eau qui va passer l’envie à Miller d’un prochain Mad Max… et de passer à Happy Feet, parce que oui, c’est de George Miller.

Novembre 2006, Miller revient sur ses propos et confirme son intention de réaliser un 4ème Mad Max, séduit par un scénario proposé par Brendan McCarthy qui est un auteur de comics, notamment une série de Judge Dredd.

En Mars 2009, Miller annonce que finalement, il va réaliser ces films en image de synthèse et 3D, procédé qu’il a utilisé pour Happy Feet.

En Mai 2009, Miller se dit que c’est une connerie, et qu’il va finalement filmer en 3D et prises de vues réelles.

En Juillet 2010, il est annoncé que le tournage va débuter, et pas n’importe où puisque ce sera en Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, là où tout a commencé pour la saga !... Mais en fait, non. 
Des pluies torrentielles ont considérablement modifié les lieux qu’avait repéré Miller pour le tournage…

Le tournage débutera finalement en été 2012 et en Namibie pour une sortie en 2015.


Outre le fait que cette genèse apocalyptique me fait sourire, elle me permet aussi de la comparer à Star Wars : personne ne s’attendait à un nouvel épisode après la Revanche des Sith, alors que Miller a galéré pendant quasiment 10 ans pour enfin porter ses divers versions de scenarii à l’écran.

Malgré un scénario très basique, le film possède une identité visuelle très marquée avec un design reconnaissable entre mille et remis au goût du jour (on ne reste pas bloqué 20 ans en arrière chez Miller), avec des délires du réalisateur qui tente des choses.

80% des effets du film sont des effets que l’on appelle « pratiques », ce sont des truquages à l’ancienne, pas d’images de synthèse, ce qui est rare par les temps qui courent (bien qu’on y revient peu à peu).

Miller décide d’utiliser des couleurs vives au lieu des dé-saturées et fades qui sont souvent attachées à ce genre de monde post-apocalyptique.

Et franchement, de nos jours, quel réalisateur a le cran d’accélérer des plans comme dans les années 80 pour les rendre dynamique ?

Ces prises de risques ont eu pour conséquence une réception critique très positive pour un film que personne n’attendait vraiment. C’est un peu le même effet que les Gardiens de la Galaxie a eu sur moi, au milieu de tous ces films de super-héros structurés de la même manière.

Star Wars : un film qui a souffert d’une attente exceptionnellement élevée qui a assuré sa rentabilité à coup de marketing poussé à l’extrême plus que par sa qualité, bien qu’elle soit tout à fait respectable
Mad Max : un film que personne n’attendait vraiment qui a été la grosse surprise de 2015.

Alors pour moi, même si avec ses 350 millions de dollars de recette au box-office mondial Mad Max ne peut même pas prétendre à rentrer dans le classement des films les plus rentables, il a, à mes yeux, plus de mérite que Star Wars. 


 1 On cite souvent cet exemple, mais si on prenait en compte l’inflation, Autant en Emporte le Vent (1939) serait le film le plus rentable de tous les temps, avec une estimation de 3 301 400 000 $ contre 2 782 300 000 $ pour Avatar (2009).

2 Art : Les arts représentent une forme de l'expression humaine, généralement influencée par la culture et entraînée par une impulsion créatrice humaine. (source : Wikipedia)

3 Moyenne de 8,5/10 sur IMDB.com, 3,8/5 sur AlloCiné et 93% sur Rotten Tomatoes

4 Indiana Jones, Harry Potter, Jurassic Park…

 

 

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7 juillet 2015

Critique - Gunman de Pierre Morel

gunman_ver6

 

C’est avec qui ?
Sean Penn..……..…………............ James Terrier
Javier Bardem..………...........…..… Felix
Jasmine Trinca.…………................. Annie
Ray Winstone.................................. Stanley
Mark Rylance……………………….. Cox
 

Ça parle de quoi ?

Après une mission difficile au Congo, James Terrier se reconverti dans l’humanitaire. C’est alors que son passé le rattrape.

Mon avis

Un film extrêmement fouillis.

Avant tout, parlons de l’équipe du film, peut-être qu’elle nous aidera à comprendre.

Tout d’abord, le premier rôle : Sean Penn. Je pense qu’il faut rappeler qu’il est très engagé dans l’humanitaire en tant que personnalité influente. Fervent opposant à la guerre en Irak, il n’hésite pas à participer à des films ayant un message : 21 grammes portait sur un homme en attente d’une greffe, Harvey Milk est un biopic sur un homme politique homosexuel et Gunman a en toile de fond une histoire selon laquelle les grandes puissances exploitent l’instabilité politique des pays en développement. Hors des plateaux, il s’engage également pour protéger la situation post-catastrophe en Haïti, que l’on peut aisément rapprocher de l’histoire de Gunman, le séisme entraînant l’instabilité du pays pouvant trouver son reflet dans le coup d’état du dictateur Mobutu dans les années 70. Pour appuyer encore mon sentiment d’implication profonde de Sean Penn dans ce film, on peut également voir qu’il est crédité en tant que scénariste, ce qui sous-entendrait qu’il a désiré injecter quelques une de ses idées, ceci peut-être au détriment d’une homogénéité du scénario, pourtant basé sur un roman à succès (La position du tireur couché de Jean-Patrick Manchette).

Le reste du casting est constitué de seconds rôles en perte de vitesse ou d’inconnus du grand écran (et je dis ça sans méchanceté aucune).

Javier Bardem n’a pas fait de films notables depuis 5 ans (à part son excellent rôle de Silva dans Skyfall), Ray Winstone est cantonné aux apparitions et seconds rôles depuis toujours, tout comme Jasmine Trinca et Mark Rylance dont je n’avais pas entendu parler auparavant. Oui, Idriss Elba, formidable acteur en pleine ascension est présent, mais il n’a qu’un rôle extrêmement mineur donc je n’en parlerai pas ici. Je respecte beaucoup ces acteurs de l’ombre, l’un de mes favoris est d’ailleurs Tchéky Karyo qui n’a quasiment jamais été rôle principal au cinéma, et c’était peut-être une volonté de Pierre Morel de continuer dans la ligné de ses précédents films en matière de casting. Néanmoins, celui-ci n’est, à mes yeux, pas assez puissant. Bardem est en demi-teinte, Jasmine Trinca est inexistante et bien que Ray Winstone soit très attachant, il n’est pas assez creusé à mes yeux et Mark Rylance est plutôt prometteur… dans un autre rôle.

Pierre Morel a vu sa carrière exploser après le raz-de-marée Taken, et à juste titre. Il montrait qu’avec une réalisation dynamique, des combats et cascades millimétrés et un scénario solide que l’on pouvait faire un film d’action excellent, même lorsque le genre semblait saturé. D’abord directeur photo pour de grand films Europacorp (boîte de production de Luc Besson) tels que Le Transporteur ou l’excellent Danny The Dog, il a débuté sa carrière de réalisateur avec Banlieue 13… Pourtant mal parti donc, il a ensuite réalisé Taken et a souhaité continuer sur sa lancée avec From Paris With Love, surtout sauvé par son ton décalé, et maintenant avec Gunman. Le problème, c’est que j’ai la sensation qu’il applique l’école Europacorp trop à la lettre. Le principe étant de toujours avoir à peu près les mêmes éléments qui ont fait le succès d’un film, mais de les placer dans des contextes différents. A force de tirer sur la corde, peut-être va-t-elle lâcher et c’est ce que semble montrer ce film.

Pour résumer, Gunman est pourtant bien réalisé, mais le scénario qui part dans tous les sens et s’attarde sur des passages inintéressant font de l’ombre au travail de Morel (la scène faisant le parallèle entre la corrida qui se déroule et la poursuite entre Sean Penn et ses assaillants est particulièrement bien faite). Attention, le film n’est cela dit pas catastrophique ou frisant le nanar, loin de là, notamment grâce (encore) à un superbe travail sur la musique par Marco Beltrami (Scream, Hellboy, World War Z, …) mais l’ensemble de ce que j’ai évoqué durant cette critique le rend, malheureusement, dispensable.

Ma note - 12/20

Des anecdotes sur le film ?

  • C’est la première fois que Sean Penn tient le premier rôle dans un film d’action. Il avait précédemment participé à Gangster Squad en tant que le parrain mafieux Mickey Cohen, mais en second rôle.
  • Ce n’est pas la première adaptation de La position du tireur couché, en 1982, Alain Delon (Martin Terrier) et Catherine Deneuve avait participé au film Le Choc qui s’appuyait sur la trame scénaristique du roman de Manchette.

Sources : Allociné.com, IMDB.com

 

 

6 juillet 2015

Critique - Vice-Versa de Pete Docter & Ronnie del Carmen

Inside-Out-Official-Poster

C’est avec qui ?
Charlotte Le Bon..……..…………..... Joie
Gilles Lellouche..………...........…… Colère
Mélanie Laurent.…………................ Dégoût
Pierre Niney................................... Peur
Marilou Berry……………………….... Tristesse
Clara Poincaré……………………….. Riley

Ça parle de quoi ?

La vie difficile de nos sentiments Joie, colère, dégoût, peur et tristesse. Une aventure au cœur de nous-même.

Mon avis

Voilà pourquoi Pixar a une longueur d’avance sur tous les autres studios d’animations ! Des idées innovantes, faire passer des émotions au petits et grands, nous faire vivre une jolie aventure (et appliquer le schéma du « voyage du héros » quasiment à la lettre).

Le plus important dans un film d’animation, à mes yeux en tout cas, est le travail réalisé par les acteurs de doublage, pour qui j’ai le plus grand respect. Néanmoins, pour l’adaptation française en tout cas, le parti pris a été de choisir des acteurs classiques connus pour le doublage des personnages principaux… Malgré le fait que je ne suis pas très fan de ce procédé, puisque j’ai l’impression que l’on vole aux acteurs de doublage des opportunités de gagner leur vie (il est très difficile de vivre uniquement du doublage, les salaires sont beaucoup moins importants que pour les acteurs classiques), je dois reconnaître que le casting est extrêmement bien pensé et très convaincant.

Je m’attendais à quelque chose de bien de la part de Pixar et de Pete Docter, réalisateur de Monstre & Cie et co-scénariste de Toy Story entre autre, et je n’ai pas été déçu du tout. Il a, comme toujours, mis beaucoup de lui-même dans ce film (Docter est originaire du Minnesota, comme Riley, la petite fille que nous suivons au cours du film). Quant à son co-réalisateur Ronnie del Carmen, il n’est autre que l’homme à l’origine de la meilleure série animée Batman (celle de 1992). Un duo particulièrement attrayant. L’histoire est très belle, pas compliquée certes, elle suit, comme je le disais précédemment, le schéma du Hero’s Journey (je vous en parlerai peut-être dans un hors-série) mais très efficace. J’avais l’impression de suivre un scénario de jeu-vidéo aux moments aventureux, ce que j’ai apprécié. C’est vraiment un film que l’on peut voir quel que soit notre âge et c’est un excellent document pour expliquer les sentiments aux plus jeunes, mais aussi donner des pistes aux parents qui voient leur enfant s’affirmer au fur et à mesure de leur croissance. Grandir, un des thèmes de prédilection des studios Pixar (Toy Story et Rebelle y faisaient également la part belle).

Comme tout film d’animation qui se respecte, la musique tient, évidemment, une place centrale. Je n’ai rien de particulier à en dire, elle est juste et bien raccord.

Pour résumé : Vous pouvez sereinement aller le voir ! :-D

Ma note - 19/20

Des anecdotes sur le film ?

  • Le court-métrage Lava est diffusé avant le film. Il parle d’une histoire d’amour entre 2 volcans. Avis personnel : ça chaaaaaaaante tout le temps ! Raaaah, je n’aime pas ça du tout, surtout que le contexte est guimauve-rose-petits-cœurs-on-s’aime-mais-c’est-impossible-et-en-fait-si.
  • Les équipes de Pixar ont travaillé avec plusieurs experts en psychologie afin de faire un film le plus authentique possible.
  • Selon Pete Docter, chaque émotion à est inspiré d’une forme qui les caractérise, Joie ressemble à une étoile, Tristesse à une larme, Peur à un nerf à vif, Colère à une brique et Dégoût à un brocoli…
  • Les références à surveiller au cours du film : Un garçon dans la calsse de Riley arbore un t-shirt sur lequel on peut distinguer la forme d’Arlo, le héros du prochain Pixar (un dinosaure). Le globe terrestre dans la salle de classe rappelle celui d’Andy de Toy Story que l’on peut voir sur son bureau. Lors de l’arrivée de la famille à San Fransisco, on peut voir sur une ligne électrique les oiseaux du court métrage « Drôles d’oiseaux sur une ligne à haute tension » (dispo sur youtube). Certaines voitures en arrière-plan arborent des autocollants « Cars ».
  • Kim White, directrice de la photographie sur le film, raconte comment est faite la distinction entre l’esprit de Riley et le monde réél dans lequel elle évolue : « Il a fallu trouver le moyen de différencier visuellement ces deux univers pour aider le public à se repérer. Pour le monde réel, nous avons opté pour un (...) faible niveau de saturation et de contraste, tandis qu’à l’intérieur de l’esprit tout est plus intense, plus théâtral, il y a des couleurs vives, saturées, et beaucoup de contrastes. Cela permet de savoir immédiatement dans quel univers on se trouve, car le film passe sans arrêt de l’un à l’autre. »
  • A propos du Minesota, Pete Docter déclare : « Aujourd’hui encore, lorsque j’y retourne, je suis surpris de pouvoir voir l’horizon, il n’y a ni montagnes, ni immeubles. Et en même temps, j’ai le sentiment de me trouver sous un dôme - je me sens protégé et en sécurité. »

Sources : Allociné.com, IMDB.com

 

 

3 juillet 2015

Critique - Terminator Genisys de Alan Taylor

 

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C’est avec qui ?

Arnold Schwarzenegger..……..………. T-800

Emilia Clarke..………...........………… Sarah Connor

Jason Clarke.…………......................… John Connor

Jai Courtney............................................ Kyle Reese

 

Ça parle de quoi ?
Une relecture des événements de Terminator et Terminator 2.

 

Mon avis

Ne pas renier les origines, en faire l'hommage jusqu'à en faire un peu trop.

Voilà les mots qui me viennent lorsque je me souviens de Terminator Genisys.
Les enjeux actuels (la domination du monde par une application mobile) sont très bien exploité mais le reste du film navigue entre caricature et hommage aux autres films, une alternance du mauvais et du bon. L'histoire en elle-même est bonne mais trop riche à mes yeux pour poser les personnalités des personnages ce qui a pour effet de rendre les changement d'avis parfois trop soudain. Par exemple, le « non » catégorique de Sarah Connor pour voyager en 2017 qui se transforme en oui en quelques secondes de discussion... Rappelons que Sarah Connor a un caractère extrêmement fort, en atteste surtout Terminator : Le Jugement Dernier.

On reconnaît beaucoup la patte d'Alan Taylor, surtout concernant son travail sur Thor : Le monde des ténèbres au niveau de l'image. Les passages du film de 1984 en mode alternatif (notamment) sont très bien réalisés et on y voit que du feu sur l'ancien/nouveau Terminator.

 

La musique aurait mérité une meilleure place dans le récit, mais le travail sur les différentes version du thème principal est très bien rendu.

J'ai tout de même un GROS problème avec ce film, et c'est malheureusement une tendance émergente depuis quelques années : si un personnage a une importance dans le film, il ne peut pas mourir ou tout du moins rester mort. C'est quelque chose de grave à mes yeux, il faut assumer son choix scénaristique jusqu'au bout messieurs les scénaristes !

 

En résumé, un film assez moyen car il veut en faire trop à mes yeux, mais qui a tout de même de bonnes idées et une identité graphique intéressante.

 

Ma note - 14/20

 

Des anecdotes sur le film ?

-         Genesiys est le premier épisode d'une nouvelle trilogie, pour laquelle Arnold Schwarzenegger sera de retour.

  • A la réalisation, Ang Lee (L'odyssée de Pi), Rian Johnson (Looper) ou encore Denis Villeneuve (Ennemy) étaient pressentis avant que le choix de la production se porte sur Alan Taylor (qui avait déjà dirigé Emilia Clarke pour Games of Thrones)

  • Emilie Clarke a, d'ailleurs, déclaré s'être inspiré de son personnage de Daenerys plutôt que des précédentes Sarah Connor. (Une déclaration qui ne va pas faire plaisir aux fans je pense)

  • Dû a des problèmes de santé (notamment de hanche), Robert Patrick, le T-1000 de Terminator : Le Jugement Dernier, a décliné l'offre des studios pour reprendre son rôle. Il réalise, néanmoins, un caméo lors de la scène de l'hôpital.

  • Les costumes des résistants humains sont composés de pneus et de plaque d'immatriculation, le tout passé à la bétonneuse et recouvert de poussière !

 

Sources : Allociné.com, IMDB.com

 

2 juillet 2015

Critique – Jurassic World de Colin Trevorrow

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C’est avec qui ?
Chris Pratt. …….…..………………... Owen Grady
Bryce Dallas Howard.....……………  Claire
Nick Robinson………………….…… Zach
Ty Simpkins…….…………………… Gray

Ça parle de quoi ?
Sérieux ?

Mon avis
Alors ? Grande question : Jurassic World est-il à la hauteur de son illustre aïeul Jurrasic Parc ? Sans grande surprise, pour moi, la réponse est non. Néanmoins, tout n’est pas à jeter.

Jurrasic World a pris le parti de rendre hommage au Jurassic Parc originel, chose qu’il réussit… un temps seulement. En effet, à force de marteler le message, il en devient caricatural, voir trop « Fan Service ». L’histoire, quant à elle, a beau vouloir être inédite et se détachant de la première saga, la forme a beau ne pas être la même, le fond qui rend la cupidité, l’arrogance et autres défaut de l’Homme est responsable de la catastrophe. De plus, la situation entre les parents de Zach et Gray reste irrésolue alors qu’elle a fait (un peu) parti de l’intrigue.
Malgré tout, j’ai aimé le ton du film qui me rappelait les comédies d’aventure des années 80/90 tels que Les Goonies, E.T ou autre Chérie j’ai rétrécie les gosses. La force de ces comédies, à mes yeux, est la possibilité que l’on nous donne de transposer nos réactions à celles des personnages du film.

J’ai beaucoup aimé le travail fait sur la musique par Michael Giacchino. J’ai été surpris de voir son nom à la fin du film car je pensais que la musique avait été composée par John Williams, compositeur original de Jurassic Park.

Les acteurs sont assez juste, surtout Zach et Gray. Faire jouer des enfants ou adolescent est toujours un peu risqué, mais le casting est très réussi de ce côté-là à mes yeux. J’ai, tout de même, des difficultés à supporter le jeu très… humide de Bryce Dallas Howard. On a pu voir récemment sur le plateau de Conan O’Brian qu’elle pouvait pleurer sur commande, mais je deviens à me demander si elle arrive à s’arrêter…

Concernant les effets spéciaux, bien qu’ils sont très bien faits, je préfère tout de même les maquettes de la première saga qui donne un côté plus organique au film. Comme vous pouvez vous en douter un peu à force de lire ce blog, je n’aime pas trop les paysages créés par ordinateurs et, malgré la beauté des coins sauvages d’Isla Nublar, le côté lisse et faux du parc ne me plaît pas. Malgré tout, c’est mon avis et je dois reconnaître que tout est très bien rendu.

Alors comment expliquer l’énorme succès du film ?
J’ai peut-être quelques éléments de réponse à vous soumettre. Tout d’abord, cette suite de la saga Jurassic Parc a lieu 20 ans après le premier film, ce qui a pour effet de ramener en salle une nouvelle génération mais aussi l’ancienne qui désire voir ce que leur film d’enfance est revenu. De plus, le budget alloué à la promotion doit être un des plus importants de l’année : faux sites internet regroupant les espèces du parc incluant des jeux et énigmes pour les faire découvrir petit à petit, reproduction de l’environnement d’Isla Nublar dans le métro, jeu vidéo (Lego Jurassic World), figurines et communication du réalisateur et des acteurs sur les réseaux sociaux ont dû grandement participer à l’attente autour de ce film.

Pour résumer, un film assez bon mais souffrant de lacunes scénaristiques et d’une fin caricaturale et, on peut le dire, un peu niaise.

Ma note – 15/20

Des anecdotes sur le film ?
-      Initialement, le film devait s’appeler Jurassic Parc : Extinction
-    C’est le premier film Jurassic Park à ne pas utiliser de dinosaures animatroniques créés par Stan Winston puisque celui-ci est mort en 2008. Ils ont donc été réalisés par ordinateur et plus particulièrement par le studio Legacy Effetcs, une société regroupant d’anciens collègues de Winston.
-    BD Wong (Professeur Henry Wu) est le seul acteur de la saga original à reprendre son rôle.
-    C’est Steven Spielberg lui-même qui est à l’origine de la girosphère.
-    Avant de choisir Chris Pratt, Armie Hammer (Lone Ranger), Henry Cavill (Man of Steel), Gleen Howerton (la série Fargo), Jason Sudeikis (Comment tuer son boss ?), Josh Brolin (Sin City), John Krasinski (Surtout connu pour son travail d’acteur de doublage), Jason Statham (Fast and Furious) étaient pressentis.
-    Jurassic World est annoncé comme étant une suite directe du premier Jurassic Park, faisant abstraction des 2 et 3. Pas très sympa pour les fans…
-    Si il avait existé, le parc serait estimé à 1,2 milliards de $.
-    L’une des raisons pour lesquels un tout nouveau dinosaure a été choisis pour être la catastrophe du film est qu’il est tenu pour acquis que les dinosaures et les humains cohabite (d’une certaine manière) ensemble depuis quelques années maintenant grâce au parc zoologique. Ainsi, la menace devait être inconnue, d’où la volonté de créer l’Indominus Rex.


Sources : Allociné.com, IMDB.com et hollywoodreporter.com,  

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9 juin 2015

Rétrospective - Mad Max

Pourquoi je n'ai pas fait de critique sur Fury Road ? Pourquoi j'ai mis autant de temps avant d'écrire à nouveau ?
La réponse est ci-dessous, j'espère que cela vous plaira ;-)

 

27 avril 2015

Critique – Avengers : L’Ère d’Ultron de Joss Whedon

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C’est avec qui ?

Robert Downey Jr. …….…..………... Tony « Iron Man » Stark

Chris Evans.....………………………  Steve « Captain America » Rogers

Jeremy Renner………………….…… Clint « Œil-de-Faucon » Barton

Scarlett Johansson…………………… Natasha «Veuve Noire » Romanoff

Mark Ruffalo………………………… Bruce « Hulk » Banner

Chris Hemsworth……………………. Thor

James Spader………………………… Ultron

Etc.

 

Ça parle de quoi ?
Une nouvelle tentative de sauvetage du monde par les Avengers.

(Le synopsis dévoilant le début du film, je ne préfère pas m’étendre. Si jamais vous souhaitez un synopsis plus complet, je vous renvoie à allocine.com J )

 Mon avis

Je pense que Joss Whedon a fait dans la facilité.
Oui, Mesdames et Messieurs, je critique un film Marvel qui semble pourtant intouchable au premier abord : Un casting parfait, des super-héros bien établis sur nos écrans, forts, pour certains, de films en solo, une excellente musique (voir la partie anecdotes) et d’un bon metteur en scène (Buffy contre les vampires, c’est lui).
Sauf que voilà, la narration est exactement la même que pour Avengers premier du nom. Les enjeux ne changent pas (sauver la planète) et même les tensions entre Avengers nous sont resservi, bien que différemment.

On insiste encore sur le fait qu’ils sont libres de participer ou non à « l’effort de guerre » et sur le fait qu’ils ne sont pas complémentaires de par leur personnalité bien affirmée, ceci en faisant apparaître quelques individus plus solitaires (Hulk en particulier).

Enfin, pour terminer sur les points négatifs, je n’ai pas apprécié « l’effet super-héros » resservi à 3 ou 4 reprises dans le film.

Il se manifeste de 2 manières : visuellement, avec un plan voulu héroïque où tous sont réunis, souvent en action au ralenti, avec une musique transpirant le symbolisme ou scénaristiquement, avec des phrases toutes faites, le regard plein de force et à la limite de la mièvrerie («Together(ensemble) »).

 

Mais alors, qu’est-ce que j’ai bien pu aimer pour mettre cette note ?
Et bien tout le reste. Malgré le fait que l’histoire soit calquée sur la même mécanique que le premier, l’élément déclencheur venant de l’intérieur et à cause de l’ego d’un personnage en particulier est très intéressant à analyser.

J’ai particulièrement aimé l’axe sur Clint « Œil-de-Faucon » Barton qui a enfin un développement de ses origines et de son personnage dans ses fondations. C’est ce qu’il manquait selon moi pour qu’on s’y attache, voir même qu’on s’y intéresse. Dans le premier Avengers, le personnage que l’on avait jamais vu et qui a été tout de suite adopté était celui de la Veuve Noire. Je vais vous épargner la raison pour laquelle je pense que cela a été plus simple… Disons qu’elle était plus… Charismatique…

Le traitement des jumeaux Maximoff est plutôt bien fait, malgré quelques approximations scénaristique, surtout au moment du retournement et de la confirmation de celui-ci par le discours d’Œil-de-faucon, cliché au possible, mais qui s’en sort bien grâce à… un trait d’humour !

Et c’est là que le dosage a été mal fait pour moi. Certains points héroïques que j’évoquais précédemment passeraient comme une lettre à la poste s’ils étaient contrebalancés par des pointes d’humour, ce qui est parfois fait dans le film, mais pas aux moments les plus judicieux à mes yeux.

Néanmoins, le film reste un bon divertissement mais n’est, pour moi, qu’un Avengers 2 dans le sens premier du terme, à savoir calquer le premier en changeant quelques éléments et le film avait un potentiel bien plus grand à mon avis. J’ai l’impression que le premier film, ayant fait ses preuves, Joss Whedon, en accord avec l’équipe de production, a préféré assurer le coup plutôt que de réitérer le tour de force du premier Avengers (*).

Pour finir, je dirai que certains éléments du film, notamment sur Hulk sont une bonne introduction à d’autres films solos et que la manière utilisée m’intéresse à en voir plus.

(Suivez les T-Shirt de Tony Stark !)

 Ma note – 16/20

 Des anecdotes sur le film ?

-      Ne vous attendez pas à une 3D excellente : le film a été tourné en IMAX puis convertie en IMAX 3D, ce qui veut dire qu’il s’agira de 3D passive (effets de profondeur) et non active (effets d’objets arrivant sur vous)

-     Avengers : l’Ère d’Ultron bénéficie de 3 000 plans d’effets spéciaux, provenant d’une dizaine de sociétés d’effets visuels différents. C’est la première fois que le système de capture de mouvement Muse, développé par ILM (Industrial Light & Magic), aura été utilisé pour un long métrage.

-     Outre la traditionnelle participation de Brian Tyler pour la musique du film, c’est Danny Elfman (BettleJuice, Men in Black, Spider-Man, etc) qui succède à Alan Silvestri (Retour vers le Futur, Forest Gump, Judge Dredd, etc) pour le premier film à la composition musicale.

-     Paul Bettany, qui prête sa voix à Jarvis, l'assistant électronique de Tony Stark, incarnera The Vision dans Avengers : L'ère d'Ultron, grâce à la motion capture.

-     Scarlett Johansson, alors enceinte lors du tournage, avait besoin de doublures pour les cascades de la veuve noire. Le casting pour celles-ci était tellement réussi que certains acteurs débutaient une conversation avec l’une d’elles sans se rendre compte qu’il ne s’agissait pas de Scarlett.

-     James Spader mesure 1m78, alors que le personnage d'Ultron est censé mesurer près de 2m. Dans le but de faciliter la tâche aux acteurs qui lui donnaient la réplique pour savoir où regarder, deux boules rouges, représentant les yeux d'Ultron, étaient accrochées à son "armure" au-dessus de sa tête. Malgré sa taille, James Spader est l’unique acteur à avoir été envisagé pour le rôle. C’est la voix originale de Spader que vous entendrez pour Ultron, aucune modification Post-production n’a été faite dessus. Par contre, Mark Ruffalo version Hulk est post-doublé par Lou Ferrigno, le Hulk original de la série T.V lorsqu’il est transformé.

 

Sources : Allociné.com, IMDB.com et hollywoodreporter.com, 

(*)"Il y a des personnages très disparates. La joie d'Avengers est qu'ils n'appartiennent pas tous à la même pièce. Ce n'est pas comme les X-Men, qui sont tous torturés par les mêmes choses et ont des costumes similaires. Les types [d'Avengers 2] partent dans tous les sens. Et donc c'est super dur. Honnêtement, c'est le truc le plus dur que j'ai fait de toute ma vie; je n'ai jamais travaillé aussi dur depuis que j'ai eu 3 programmes à l'antenne". (Joss Whedon, Hollywood Reporter, 04/03/2015)

13 avril 2015

Rétrospective - David et Madame Hansen d’Alexandre Astier

affiche

C’est avec qui ?

Isabelle Adjani…….…..…………… Madame Hansen-Bergman

Alexandre Astier.....……………….  David

Julie-Anne Roth…………………… Clémence

Victor Chambon…………………… Hugo

 

Ça parle de quoi ?
David, ergothérapeute, a pour première mission au sein de son nouvel hôpital d’emmener Madame Hansen-Bergman en sortie pour acheter des chaussures. (Oui le pitch a l’air pourri mais lisez la suite ^^)

 Mon avis

Alors oui, je dois avouer avant d’écrire la suite de ces lignes que je suis un très grand admirateur d’Alexandre Astier.

Comment parler de lui sans évoquer Kaamelott ? Et bien en parlant de son talent pour tout ce qu’il fait : Son spectacle « Que ma joie demeure ! » sur Johann Sebastian Bach est prix du Jeune Théâtre par l’Académie Française, « Le domaine des Dieux »,  est adoubé par Goscinny lui-même et j’en passe.

Ce que je trouve remarquable chez Astier, c’est qu’il fait tout. Pour ce film, il est à la réalisation, à l’écriture, à la musique et joue le personnage de David. Certains diront qu’il veut attirer les lumières sur lui, mais en faisant quelques recherches, on peut avoir une réponse de l’intéressé à ce sujet qui nous dit simplement qu’il n’a envie de s’en prendre qu’à lui-même si le film ne marche pas.

 J’ai mis longtemps à voir ce film, j’avoue que j’avais peur d’être déçu parce que je n’en avais pas entendu parler, parce qu’il avait fait des scores médiocres au box-office et qu’en plus les critiques de presse étaient mitigées.

 Et bien j’ai été très agréablement surpris.

David et Madame Hansen fait partie de ce genre de long-métrage qui nous prend par la main et nous emmène au cœur du récit jusqu’à ce que nous ne souhaitions pas en sortir avant d’en connaître la fin.

Pour moi, et je l’ai déjà évoqué, quand un film me fait cet effet, je le trouve forcément réussi.

Il dure 1h30 et je n’ai rien vu passer. Et c’est assez rare pour être souligné.

On retrouve dans l’écriture la patte d’Astier, le rythme qu’il donne au récit, à leurs dialogues et aux traits d’humour qui dédramatise habilement cette histoire extrêmement triste quand on prend un peu de distance.

 Les acteurs jouent admirablement bien, et ce n’est pas une mince affaire puisque Adjani doit jouer une patiente atteinte d’une maladie mentale, ce qui est toujours extrêmement délicat à jouer, et Astier doit faire croire au public qu’il est ergothérapeute...

J’ajoute que j’ai énormément apprécié le rôle du directeur de l’hôpital (Jean-Charles Simon).

 La musique rythme parfaitement le récit, ce qui n’est pas surprenant puisqu’Astier a suivi des études de musique à l’American School of Modern Music de Paris. 

 Pour résumer, je ne peux que vous conseiller de voir ce film. Il arrivera à vous émouvoir, à vous donner espoir et à vous faire rire.

 Ma note – 19/20

 Des anecdotes sur le film ?

-       C’est Alain Delon qui était engagé pour ce film à la base. Il devait s’appeler Monsieur Karlsson. Néanmoins, de très grosses divergences entre Astier et Delon on fait quitter le projet à ce dernier, quelques semaines seulement avant le début du tournage…

-     L’une des raisons pour lesquelles le film n’a pas eu un grand succès commercial et auprès des spectateurs provient surement du fait qu’il a été très mal distribué. En effet, alors qu’un film comme « Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? » a été distribué dans 621 salles lors de son premier jour, David et Madame Hansen n’a été diffusé que dans…. 15 salles…

-     C’est un documentaire Allemand qui s’intitule « Une journée disparue dans le sac à main » qui est à l’origine de ce film. Pour plus de réalisme, Astier a travaillé avec un psychiatre et a visité de nombreux hôpitaux, notamment en Suisse, lieu de l’intrigue du film.

-     Aucun acteur de Kaamelott n’apparaît au générique de ce premier film d’Alexandre Astier. Jean-Christophe Hembert (Karadoc) est néanmoins producteur exécutif et le fils de Jacques Chambon (Merlin) joue le rôle de Hugo.

 

Sources : Allociné.com, IMDB.com, pathefilms.com/film/david-madame-hansen

 

13 avril 2015

Critique - Fast and Furious 7 de James Wan

affiche

C’est avec qui ?
Vin Diesel..……..………......... Dominic Toretto
Paul Walker..………………… Brian O'Conner
Jason Statham .………….....… Deckard Shaw

Ça parle de quoi ?
Deckard Shaw tente de tuer la bande de Toretto en conséquence des évènements de Fast & Furious 6.

Mon avis
Un croisement entre l'action surréaliste d'un Expendables et les expositions de demoiselles courtement vêtues (voir même peu vêtue) et des voitures que l'on pourrait croiser dans un Grand Theft Auto...

Et bien ça marche !

Évidemment ce n'est pas le film de l'année, d'où ma note, mais, même si le scénario tient sur un Post-It, l'action et surtout la réalisation de James Wan font passer les plus de 2h du film agréablement.

Néanmoins, j'espère vraiment que le surjeu, qui rendent les personnages méchants très méchants et les gentils très gentils, est voulu car sinon cela voudrait dire que les acteurs jouent parfois comme des patates. Mais de grosses patates, des machins de 2/3 kilos facile parce que (je n'aime pas spoiler mais bon ça ne révèle rien de l'intrigue) : quand Hobbs (Dwayne "The Rock" Johnson) brise le plâtre qu'il a au coude en serrant son poing, qu'il se tourne vers l'autre personnage qui occupe sa chambre et lâche avec un regard bovin plein de détermination "Je dois sortir"... Bon enfin voilà.

La musique est bien gérée, c'est un mélange de composition accompagnant les actions et de "chansons du moment" (comme disent les jeunes) notamment Wiz Khalifa, David Guetta, ou encore Flo Rida voués à l'immersion dans l'ambiance des courses de rues.

En parlant de surjeu, il y a aussi la sur-improbabilité dans ce film.
Sans m'étendre sur le sujet, à partir de Fast & Furious 4, les scènes d'actions (et j'englobe les combat, les courses, etc en ces termes) sont parties en sucette totale. Alors que nous avions une immersion dans le milieu des courses de rues dans les 2 premiers films que nous pourrions qualifier de "réaliste", la suite, à partir de F&F4 donc, commença à nous proposer des courses poursuites dans des mines abandonées sous des montagnes en plein désert...
J'espère, donc, qu'il s'agit bel et bien la volonté de l'équipe du film...

Donc pour résumer : posez votre cerveau, passer la 7ème avec ce film, et n'oubliez pas de le reprendre en partant ;-)
Vrooooooooum.

Ma note - 16/20

Des anecdotes sur le film ?
-         Le décés de Paul Walker, outre le drame d'une vie fauchée à peine à 40 ans, a sucité le doute sur la fin du film. En effet, Paul avait encore beaucoup de scènes importantes à tourner pour boucler le film. La décision a été prise de terminer Fast & Furious 7 avec ses frères Caleb et Cody en doublure ainsi que le recours aux effets spéciaux. Je dois avouer que, à titre personnel, je n'ai vu très peu voir même aucun des stratagèmes. J'ajouterais également que la fin du film, en hommage à Paul Walker est particulièrement bien tournée, respectueuse et très belle.
-    Avec 250 milions de Dollars de budget estimés, Fast & Furious 7 est l'opus le plus cher de la saga. James Wan le réalisateur a d'ailleurs qu'il s'agissait du film qu'il avait eu le plus de difficultés à tourner mais dont il était aussi le plus fier.
-    Le scénariste Chris Morgan a confié qu'il aviat été particulièrement attentif aux attentes des fans en surveillant de très près leur réactions sur les réseaux sociaux.
-    Lors de la fastueuse fête dans la suite princière, le rappeur T-Pain fait une apparition en tant que DJ. On y découvre également la voiture Lykan, un bijou de 3,5 millions de dollars. Pour cette scène, les hommes sont habillés par Tom Ford et les femmes par Hervé Leger.
-    Et pour finir, la liste des voitures du film et leur valeur (environ) :

    Jeep Wrangler - 40 000€
    Toyota Supra - 10 000€
    Bugatti Veyron - 2 000 000€
    Dodge Viper - 55 000€
    Audi R8 - 100 000€
    Nissan GTR - 80 000€
    Subaru Impreza - 35 000€
    Dodge Challenger 2015 - 50 000€
    Dodge Charger 2015 Prototype - ?
    Mclaren Mp4-12c - 220 000€
    Ferarri 458 Italia - 235 000€
    Lykan Hypersport - 3 500 000€
    Aston Martin DB9 - 185 000€
    Dodge Charger Toretto 1970 - 35 000€
    Dodge Charger Off Road - ?
    Camaro 1967 - 45 000€
    Ford Torino1969 - 30 000€
    Dodge Charger Maximus 1968 - 35 000€
    Jaguar F-Type - 70 000€
    Maserati Ghibli - 70 000€

Ah, au fait 230 vehicules ont été détruits pour le film...
 
Sources : Allociné.com, IMDB.com

26 mars 2015

Critique - Diversion (Focus) de John Requa & Glenn Ficarra

FOCUS_Main_Poster

 

Cette critique est dédicacée à une personne sans laquelle j'aurais eu quelques sushis soucis de réseau.

C’est avec qui ?
Margot Robbie…….…..……. Jess Barret
Will Smith....……………...… Nicky Spurgeon

Ça parle de quoi ?
Je vole, tu voles, il vole...

Mon avis

Après deux succès (I Love You Phillip Morris et Crazy, Stupid, Love) dans le genre comédie, le duo Requa/Ficarra a décidé de se lancer dans un film à mi-chemin entre la comédie et le thriller. Ont-ils eu raison ? Ont-ils réussi ? Pour moi, c'est un pari à demi gagné.

Margot Robbie et Will Smith jouent plutôt bien et tiennent bien leur rôle, malgré tout peu profond, puisque ce qui les a amené jusque ici, à savoir leurs expériences passées et leurs enfances, n'est, à mes yeux, pas assez fourni et surtout jamais abordé par des flashback qui auraient pû nous immerger un peu plus dans leur personnage.

Je trouve qu'un visuel marquant du passé peu parfois apporter bien plus que la traditionnelle discussion entre les personnges.

Mais le minimum est là sans être trop cliché.

L'histoire, quand à elle tient bien la route, bien écrite et pas mal travaillée sur les rebondissements qui tendent tout de même à s'essoufler à force de répétition. Les dialogues sont en demi-teinte puisque parfois trop niais et parfois très bien écrit, au point de nous toucher. L'ensemble passe plutôt bien, mais ne restera pas dans l'histoire du cinéma.

 Alors que la musique est très bien utilisée, pour des raisons que je ne saurais pas expliquer, elle n'est pas présente à chaque moment où elle pourrait apporter quelque chose ce que je trouve dommage.

 Enfin, je vais m'attarder un peu sur le point qui m'a le plus déconcerté : la mise en scène.
A nouveau, je trouve qu'elle est irrégulière. Il y a certaines scènes dont la chorégraphie demande une grande rigueur et qui est très bien servie par une bonne prise de vue et un bon choix d'angle de caméra.

Malheureusement, certaines scènes manquent de ceci ce qui dessert à la fois le rythme, mais aussi le jeu des acteurs et gâche même la tension que l'on aurait pû ressentir aucours de celle-ci et je trouve celà, à nouveau, dommage.

 Pour résumer, je dirais que ce n'est pas le film de l'année, mais qu'il reste un bon divertissement avec une bonne histoire mais trop de maladresse qui tire l'ensemble vers le passable alors que je trouve que le scénario vaut mieux que cela.

Ma note - 14/20

Des anecdotes sur le film ?

-      Emma Stone/Ryan Gosling, Emma Stone/Ben Affleck ou encore Kristen Stewart/Ben Affleck ont été attaché à ce projet depuis avril 2012 pour finalement s'arrêter un an plus tard sur Margot Robbie/Will Smith

-   Le tournage à eu lieu de septembre à décembre... 2013 ! Pourquoi le film sort-il aussi tard, alors qu'il n'a pas eu besoin d'une longue période de post-production (durant laquelle on applique les effets spéciaux) ? Aucune idée si ce n'est la volonté des Studio Warner Bros. Et IMAX Corporation de remasteriser le film en IMAX DMR.

-   L'équipe du film a eu recours au consultant Apollo Robins, pickpocket professionnel et magicien. Margot Robbie a, à elle seule, passée 20 heures à travailler avec celui-ci.

-  A propos de ces fameux angles de vue lors des scènes de vol, Glenn Ficara a déclaré : "A plusieurs reprises, nous avons ouvert l'espace de la scène pour qu'on distingue nettement ce qui est en train de se passer, alors qu'en général, il s'agit de détails qui seraient dissimulés"

- Vous voulez tromper la confiance de quelqu'un ? Portez du bleu, c'est ce Dayna Pink, chef-costumière a pû recueillir lors d'un entretient avec un expert en couleurs.

 

Sources : Allociné.com, IMDB.com

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