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So Cinema - La passion du cinéma, la passion de la transmettre

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26 mars 2015

Critique - Un Homme Idéal de Yann Gozlan

Affiche - HI

C’est avec qui ?

Pierre Niney…….…..…………… Mathieu Vasseur

Ana Girardot.....…………………  Alice

Marc Barbé……………………… Vincent

 

Ça parle de quoi ?
Jusqu’où peut-on aller pour réussir ? Jusqu’où peut-on mentir ?

 

Mon avis

Second film de Yann Gozlan après le film d’horreur « Captifs », je suis tombé par hasard sur une interview de Pierre Niney qui m’a vraiment convaincu d’aller voir le film. Le fait qu’il s’était préparé psychologiquement, physiquement et qu’il dise que c’était sa première expérience aussi intense mentalement a piqué mon intérêt.

Mais est-ce que j’ai apprécié le fruit de ma curiosité ? La réponse est oui et je vais vous expliquer pourquoi.

Les acteurs, parlons-en :

En France, on ne fait pas de films à gros budget, ou alors très peu, quelques bons films policiers (coucou Monsieur Olivier Marchal ! J), et surtout beaucoup de films d’auteurs ayant un « style » (voir ma chronique sur « Vincent n’a pas d’écailles »)… Le genre le plus représenté (à mes yeux) en France reste la comédie.

Ah, on aime faire rire et il y en a pour tous les goûts d’ailleurs et c’est bien en ça que les boîtes de production alloue du crédit aux films comiques : bas budget, pas de décors trop compliqués, des acteurs en vogue voir des novices et en avant pour le retour sur investissement, on ne peut pas vraiment jeter la pierre aux studios de production pour ça...

 Vous pensez que j’y vais un peu fort ?

 BF-France

Mais attention mesdames et messieurs les lecteurs de ce blog, il y a des gens qui savent faire des films, qui savent écrire un scénario et surtout qui savent qu’en France, nos acteurs jouent très bien.
Ce film en est un parfait exemple.

L’histoire est tellement bien bouclée, assez classique dans son schéma pour un film de ce genre, pas non plus hyper-alambiquée, mais riche, sèche et extrêmement efficace. Une histoire qui donne des émotions, et j’en ai déjà parlé sur ce blog, est, pour moi, une histoire réussie. On voit le personnage mettre le doigt dans l’engrenage, puis il est entrainé par la main, puis le bras, il essaie de résister, mais la machine en a voulu autrement et c’est son corps entier qui va être englouti par la machine, le tout avec une empathie vraiment sincère pour Mathieu brillement mise en place par Yann Gozlan.

 

J’ai relevé 3 choses en particulier qui participent à l’ambiance du film : la musique, brillement composée par Cyrille Aufort et la mise en scène, plus particulièrement l’utilisation des miroirs, omniprésents dans le film, qui ramène à la schizophrénie de Mathieu Vasseur. Enfin, les ellipses, très présentes dans le film, font avancer celui-ci avec un très bon rythme.

 

Pour résumé, j’ai beaucoup apprécié ce film, je ne suis pas particulièrement fan des thriller psychologiques à la base, mais j’ai même trouvé à celui-ci des inspirations et des coups d’éclat à la Hitchcock, maître du genre, c’est vous dire…

 

Ma note – 18/20

 

Des anecdotes sur le film ?

-       Pour rendre plus crédible le métier qu’il exerce au début du film, Pierre Niney a dû se muscler un peu.

-     A propos de l’empathie pour Mathieu, Yann Gozlan a déclaré : "Il fallait que, dès le début, on puisse ressentir de l’empathie pour lui, qu’on le comprenne, pour ne pas le rejeter ensuite lorsqu’il se met à commettre des actes répréhensibles. Son problème, c’est le manque de don mais il va en avoir pour mentir." 

-     A propos de la scène qui montre à quel point souffre Mathieu de son manque de reconnaissance en brisant une vitre du poing, Pierre Niney raconte : "J’ai eu peur que ça pose des soucis pour la suite du tournage. Mais Yann a tout de suite crié « j’adore ! ». Le contrôle de soi et l’automutilation sont des thèmes qui hantent les courts métrages de Yann, c’est sans doute aussi pour cela que ça lui a plu… il a gardé cette prise pour le film", indique Pierre Niney.

 

Sources : Allociné.com, IMDB.com

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23 mars 2015

Critique - Big Eyes de Tim Burton

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C’est avec qui ?

Amy Adams…….…..………………. Margaret Keane

Christoph Waltz.....…………………  Walter Keane

Delaney Raye/Madeleine Arthur….… Jane

Danny Huston……………...……...… Dick Nolan

 

Ça parle de quoi ?
Biopic sur le couple Margaret et Walter Keane, auteur(s) d’une série de portraits aux grands yeux mystérieux.

Mon avis

Deuxième Biopic de Tim Burton, après Ed Wood qui portait sur le pire réalisateur de son temps, ce film tenait beaucoup à cœur à Burton et on peut comprendre aisément pourquoi puisqu’il semble que les Big Eyes ont influencés ses créations (regardez les yeux de la mariée dans « Les Noces Funèbres » par exemple).

J’ai été surpris par une chose : l’empreinte d’habitude si marquée de Burton est ici très discrète et apporte une certaine fraîcheur dans sa filmographie, bien que son thème principal reste présent mais dans une forme moins flagrante, je veux parler du rejet ou de l’isolement.

D’ailleurs, le film est plus léger sur cette fameuse empreinte par le fait que cette histoire a vraiment eu lieu, avec ses ambiances musicales, ses modes vestimentaires mais aussi son architecture et bien d’autres choses encore. Celles-ci « obligent », d’une certaine manière, le réalisateur à rester au plus proche de la réalité pour ne pas perdre le spectateur qui a peut-être lu ou vu des choses sur les Big Eyes mais aussi, au moins un peu, par respect pour la vie des protagonistes.

Et pour couronner le tout, Burton est sorti de sa zone de confort sur 2 autres points : il a dû utiliser une caméra numérique au lieu de son 35mm habituel (vous pourrez voir pourquoi dans les anecdotes) et aucun acteur n’avait déjà tourné pour lui, au moins dans des rôles principaux. Eh oui, pas d’Helena Bonham Carter ici, pas de Johnny Depp ou encore de Winona Ryder.

Mais bon, nous sommes toujours chez Tim Burton : les scénaristes sont ceux qui avaient travaillé avec lui sur Ed Wood que je citais au début, la musique est à nouveau composée par Danny Elfman, Colleen Atwood, sa costumière fétiche est toujours sur le pont et quelques autres encore.

 Venons-en au film en lui-même.

Je l’ai trouvé plutôt réussi malgré un manque de rythme parfois.

La performance des acteurs est excellente, et bien que Christoph Waltz sur-joue parfois, je pense que c’est un parti-pris provenant du fait qu’il joue un personnage extravagant. Amy Adams fait très bien passer les émotions par lesquelles a pu passer Margaret Keane depuis la rencontre avec Walter Keane. Dans ce film, je trouve que la direction d’acteurs est particulièrement soignée car ils font tous avancer l’œuvre, même simplement par leur présence, comme j’ai pu le ressentir avec Jane, la fille de Margaret qui ne parle pas beaucoup au cours du film mais qui fait avancer l’intrigue ou du moins appuie certaines émotions même simplement par sa présence et son expression.

Les couleurs et les angles de vue sont magnifiquement soignés, à tel point qu’ils font partie de l’histoire et qu’ils reflètent les émotions des personnages.
Par exemple, la scène d’ouverture porte sur l’exil de Jane (sa fille) et de Margaret qui se délivrent du joug du premier mari de celle-ci. C’est donc une épreuve difficile ouvrant sur un futur de liberté retrouvée. Burton a réussi à faire transparaître ceci par un très grand angle de vue qui suit la voiture de Margaret, avec une météo splendide et une nature forte en couleurs. Et  bien le film est parsemé de ce genre de mise en scène qui est une valeur ajoutée au récit et qui nous y immerge un peu plus.

Une bonne expérience cinématographique, plutôt classique dans sa réalisation quand même, mais qui a le mérite de nous apprendre des choses sur une période, sur l’art, sur une artiste mais aussi sur une certaine misogynie ambiante.

Ma note - 16/20

 Des anecdotes sur le film ?

-     Tim Burton possède une belle collection des œuvres de Margaret Keane.

-     Au début du projet, les scénaristes du film, qui avaient déjà travaillé sur Ed Wood, devaient aussi réaliser le film et Tim Burton devait seulement le produire. D’ailleurs, ils avaient choisi Kate Hudson et Thomas Haden Church pour les rôles de Margaret et Walter Keane, puis Reese Witherspoon et Ryan Reynolds furent pressentis. Lorsque Tim Burton prit les commandes du film, c’est finalement Amy Adams et Christoph Waltz qu’il choisit.

-     A cause du budget du film (seulement 10 millions de dollars) Tim Burton a dû abandonner son habituel 35mm pour une caméra numérique. En effet, pour une caméra 35mm, il faut acheter de la pellicule et le montage est plus délicat. 10 millions peuvent paraître énorme, mais à titre de comparaison, Dark Shadows avait bénéficié d’une enveloppe de 150 millions… Même Ed Wood qui avait été tourné avec un budget plutôt léger avait obtenu 18 millions de dollars.

-     Deux titres originaux ont été confiés à la chanteuse Lana Del Rey qui a donc composé « Big Eyes » et « I Can Fly » pour le film.

-     Alors qu’Amy Adams a passé beaucoup de temps avec Margaret Keane à observer sa façon de parler, de se tenir lorsqu’elle peint, Christoph Waltz a préféré se concentrer uniquement sur le scénario et sur les indications de Tim Burton.

-     La vraie Margaret Keane, qui peint toujours et chaque jour, a offert à Tim Burton une toile représentant Helena Bonham Carter, son ex-femme et une autre représentant son chihuahua.

Sources : Allociné.com, IMDB.com

5 mars 2015

Critique - Chappie de Neill Blomkamp

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C’est avec qui ?

Sharlto Copley…….…..………. Chappie (Motion-capture et voix)

Dev Patel……..……..………… Deon Wilson

Hugh Jackman…....………….… Vincent Moore

Watkins Tudor Jones………...… Ninja

Yolandi Visser…………………. Yo-Landi

 Ça parle de quoi ?

Les péripéties de Chappie, le robot doté d’une conscience.*

 Mon avis

Neill Blomkamp est vraiment génial. J’adore ce réalisateur, il me surprend toujours, ou si il ne me surprend pas, il me piège dans ses films à tous les coups. Comme d’habitude, il a écrit le scénario de ce film et comme pour District 9, celui-ci est inspiré d’un de ses court-métrages, ici Tetra Vaal (2003), du nom de l’entreprise qui fabrique les robots policiers pour la ville de Johannesburg. 

Disons-le clairement, je n’ai pas grand-chose à reprocher à ce film, comme dit précédemment, j’ai été happé par l’histoire et je ne me suis jamais ennuyé, sauf vers la fin du premier acte à savoir « l’exposition » **. Les deux choses que j’aurais à reprocher au film sont le jeu de Yo-Landi et le dramatisme un peu trop poussé sur certaines scènes. Pour le premier, vous pourrez consulter la partie « anecdotes sur le film » dans laquelle je vous fait part de ce que j’ai pu constater au cours de mes recherches, et le parti pris par Blomkamp (la mise en abime) est donc excusable au sujet de l’acting de Yolandi Visser. Qu’est-ce que j’entends par « dramatisme trop poussé sur certaines scènes » ? Et bien lorsqu’un élément triste arrive à Chappie ou une situation de danger quelconque, la musique change et devient particulièrement lancinante, les acteurs pleurniche à s’en décrocher un œil et des effets visuels, comme le ralenti sont utilisé : ces éléments pris un par un ne sont pas un problème en soit, mais les cumuler renvoi au pire épisode de Dallas ou des Feux de l’Amour. Heureusement, ce genre de problème arrive rarement dans le film, et on peut même s’en amuser.

Passons maintenant aux points positifs.

L’histoire est très bien écrite, tous les éléments s’imbriquent très bien et il y a toutes les émotions que la majorité du public demande lorsqu’il va voir un film, avec une mention particulière pour l’humour du film qui est très bien dosé, trop aurait été lourd et pas assez aurait rendu le film trop sombre. En plus de cela, il apporte à la fois un grand spectacle mais aussi des réflexions sur des sujets tels que le rapport à la mort, le sentiment d’amour, la conscience mais aussi sur l’éthique à propos des robots androïdes ou les conséquences du remplacement des humains par les machines.

Visuellement, je prends toujours autant de plaisir à constater que j’ai énormément de mal à voir la partie effets spéciaux du film, y compris pour Chappie qui me semble tellement réaliste que j’arrive à me demander comment fait Blomkamp. J’ai parfois du mal à savoir si il s’agit d’un robot animé mécaniquement ou si il est fait d’images de synthèse.

La musique participe aussi aux traits d’humour du film, et il y en a pour tous les goûts, du Hip-Hop Sud-Africain à la musique dramatique hyper-électronique des ambiances, c’est un superbe travail effectué par un des maître en la matière (et j’ai été surpris de voir qu’il s’agissait de lui) Hans Zimmer, qui est notamment à l’origine des musiques de Gladiator, Pirates des Caraïbes ou encore Inception.

Le jeu des acteurs est très juste, bien qu’un peu sur-joué parfois, mais l’ensemble reste homogène puisque les méchants sont très méchants et que les gentils sont très gentils, donc cet aspect ne dénote pas avec le reste et le cinéma de Blomkamp se prête bien à ce genre d’extrême. On notera, à nouveau, l’excellente performance de Sharlto Copley, à la voix et aux mouvements de Chappie, dont vous pourrez retrouver une anecdote dans la partie habituelle.

Pour résumer, je pense que Neill Blomkamp apporte quelque chose de nouveau au genre SF et qu’il a tout pour en révolutionner l’approche comme George Lucas à l’époque de Star Wars. C’est un film à voir qui amène beaucoup de réflexions, tout en nous apportant du grand spectacle, des larmes et des rires.

 Ma note - 18/20

 Des anecdotes sur le film ?

-         Yolandi Visser et Watkins Tudor Jones (en couple également à la ville) font partie du groupe de Hip-Hop/Rave/Hardcore Die Antwoord et ont notamment participé au film de plusieurs manières : en tant que Ninja et Yo-Landi d’abord, ce qui explique donc le jeu de Yolandi parfois juste, mais aussi en tant que compositeur de certains titres et enfin à la décoration de leur planque dans le film. Dans le film, Ninja et Yo-Landi sont d’anciens chanteurs qui ont dû retourner dans la délinquance pour vivre. C’est donc une mise en abime de la réalité, tout comme la ville de Johannesburg en elle-même.

-         Blomkamp aime être entouré des mêmes acteurs, on le sait, mais sachez qu’il est ami d’enfance avec Sharlto Copley puisqu’ils se sont rencontrés au lycée. De même, Brandon Auret (Hippo) et Jose Pablo Cantillo (Amerika) sont de bons amis du réalisateur.

-         Sharlto Copley explique comment il s’est mis dans la peau de Chappie : « Je portais une cuirasse pour avoir les mêmes proportions que Chappie. (...) Je portais également une combinaison grise bardée de marqueurs pour les animateurs, mais elle était très moulante et les gangsters ne portent pas de vêtements moulants ! (...) Je desserrais ma ceinture et faisais descendre mon short sur mes fesses. C’est le moyen que j’ai trouvé pour passer de l’acteur en justaucorps gris au robot gangster ! Et puis ça m’a aussi aidé à créer les bons mouvements. »

-         Le réalisateur confie que le design de Chappie est très inspiré du Manga Appleseed de Masamune Shirow. Les robots ont d’ailleurs été fabriqués par WETA Workshop, qui ont notamment travaillé sur la saga du Seigneur des Anneaux.

-         A propos du robot «Moose » (L’Original en VF) : « C’est un personnage satirique. C’est le genre de création extrêmement onéreuse, inefficace et encombrante que les entreprises de défense créent grâce à l’argent des contribuables. C’est le robot le plus audacieux, le plus disproportionné et le plus aberrant que j’ai pu imaginer. Nous l’avons créé de la même manière que l’on faisait les effets spéciaux dans les années 60, 70 et 80, lorsque les maquettistes utilisaient des éléments réels pour créer des personnages ». Je trouve d’ailleurs qu’il ressemble beaucoup aux ED-209 de Robocop.

 Sources : Allociné.com, IMDB.com

* : Comme d’habitude, je ne veux pas révéler trop d’éléments de l’intrigue, donc pour un synopsis plus complet, je vous invite à aller consulter allocine.com.

** : L’acte d’exposition est le moment durant lequel on peut voir le quotidien des protagonistes, ce qu’ils font dans la vie, où ils vivent, la situation autour d’eux (guerre, futur, etc.).

25 février 2015

Critique - Kingsman : Services Secrets de Matthew Vaughn

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C’est avec qui ?

Colin Firth..……….…..………. Harry « Galahad »  Hart

Taron Egerton..……..…………  Gary « Eggsy » Unwin

Samuel L. Jackson.……………  Richmond Valentine

Mark Strong…………………… Merlin 

Michael Caine…………………. Arthur

Ça parle de quoi ?
Un mégalo menace de détruire le monde, mais c’est sans compter sur les Kingsmen.

Mon avis

Avant tout, j’aimerais rappeler que Matthew Vaughn, le réalisateur, nous a gratifiés de Kick-Ass et X-Men : Le Commencement, autrement dit, des succès critiques et publics notables.
Alors que vaut Kingsman, le nouveau film adapté d’un comic book de Vaughn ? Et bien j’ai beaucoup aimé.

J’ai trouvé, tout d’abord, que le fait de rendre hommage aux anciens James Bond, tantôt en les parodiant, tantôt en les mettant en valeur de manière sérieuse était un bon équilibre. Attention, ce film est une comédie, il ne faut pas s’attendre à un vrai film d’espionnage mais un genre d’OSS 117 qui aurait pris un exemplaire de Kick-Ass dans la tronche. Donc une bonne histoire bien ficelée, mais avec un peu de gore et un humour très décalé. Certains diront que c’est un humour d’adolescent, mais je dirai que c’est surtout un film pour lequel il faut lâcher prise, se laisser porter, et ne pas se prendre la tête à choisir entre le côté humour décalé et le côté film d’espionnage.

Concernant les acteurs, ils jouent tous leur rôle à merveille avec une mention spéciale pour Samuel L. Jackson et Colin Firth qui, malgré leur jeu diamétralement opposé, sont vraiment exceptionnels dans ce film. Le jeune Taron Egerton par contre ne m’a pas convaincu outre mesure, mais il est très difficile de ne pas faire un peu pâle figure à côté de ces acteurs, ainsi Mark Strong et la légende Michael Caine également, ce qui peut peut-être le desservir pour son premier rôle.

La musique est à la fois très bien choisie mais aussi parfaitement bien utilisée. Les décors quant à eux sont assez grandiloquents et participent à cette notion de parodie d’anciens James Bond mais passent assez bien, surtout grâce au fait qu’ils ne sont pas sur-coloré comme auraient pu le faire certains réalisateurs pour appuyer encore la notion de burlesque.

Je terminerai en parlant des excellentes voir même exceptionnelles scènes de combat. Je n’ai jamais vu une prise de vue comme celle-là et j’ai vraiment adoré cette innovation, elle donne un rythme génial et les chorégraphies des combats en elles-mêmes sont très bien orchestrées, alors comme d’habitude citons sont auteur : Brad Allan qui avait déjà travaillé sur Kick-Ass. A ce sujet, retrouvez une petite anecdote très intéressante sur Colin Firth.

Pour terminer son mon avis, je dirai une chose, c’est que lorsque le lendemain du jour où j’ai vu le film j’ai déjà envie de le revoir, c’est que j’ai particulièrement apprécié et c’est en ça que cette critique sert : vous faire partager cette bonne expérience.

Ma note - 18/20

Des anecdotes sur le film ?

-         Avant de choisir Taron Egerton au milieu de 60 autres jeunes comédiens auditionnés, Jack O’ Connell (Invincible, , John Boyega (bientôt dans Star Wars VII) et même Aaron Taylor-Johnson (Kick-Ass) ont été approchés pour le rôle. Sofia Boutella, qui joue le rôle de Gazelle est une actrice Franco-Algérienne, précédemment vue dans Street Dance 2. Enfin, je terminerai en parlant du rôle du « méchant » du film. Le premier choix de la production, et avec qui les discussions étaient très avancées, n’était autre que Leonardo DiCaprio qui a dû, apparemment, apprécier de jouer les bad-guy avec son rôle dans Django Unchained aux côtés de… Samuel L. Jackson qui jouait son valet.

-     Colin Firth qui joue le rôle de Galahad, le mentor de Eggsy avoue avoir fait lui-même la plupart de ses scènes de combats pour ce qui est son premier véritable film d’action. Il a d’ailleurs bénéficié d’un entraînement avec une équipe de spécialistes en arts martiaux et cascades qu’il aimait appeler « La Ligue des Gentlemen extraordinaire » durant le tournage.

-     Enfin, Vaughn a imaginé créer un partenariat avec le site de e-commerce masculin, Mr Porter. Une collection a été conçue à partir du long-métrage. Celle-ci est composée de 60 pièces allant du manteau, au costume en passant par les chaussures et les montres, de façon à mettre en valeur le savoir-faire britannique. Plusieurs marques anglaises ont souhaité participer, telles que Cutler & Gross, George Cleverley, Bremont et Turnbull & Asser. Ainsi, la totalité des costumes présents à l'écran ont été réalisés sur mesure pour chaque comédien. Regardez bien durant le film lorsque qu’il y a un gros plan sur la montre de Galahad pour montrer l’heure : on distingue la marque Bremont assez facilement.

Sources : Allociné.com, IMDB.com

 

 

20 février 2015

Critique - Vincent n'a pas d'écailles de Thomas Salvador

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C’est avec qui ?
Thomas Salvador..…..…...…. Vincent
Vimala Pons...………….…… Lucie
Youssef Hajdi.....……...…..… Driss


Ça parle de quoi ?
Il pleut, il mouille, c'est la fête à... Non, Vincent voit sa force et sa vitesse décuplées.

Mon avis

Déçu, c'est le mot qui me vient lorsque je pense à ce que j'ai vu et à ce que j'aurais pû/dû voir.


Le film se targue d'être un long-métrage de super-héros français mais ne prend que du genre Français le plus chiant : la catégorie « Je suis un auteur, mon film est hyper profond parce que je fais des effets que personne comprend ».
Ça me fait d'ailleurs penser à la raison pour laquelle je n'aime pas Kubrick pour son 2001 : L'odysée de l'Espace, à savoir que, pour moi, un réalisateur doit faire un film pour partager avec le spectateur, chose que Kubrick n'avait pas fait non plus en refusant d'expliqué son film (Citation en bas de l'article).


Le cinéma, à mes yeux, c'est : « Tu paies ta place, tu finances donc mon travail, alors je vais te faire passer un super moment, je vais te donner quelque chose pour que tu sortes de la salle en riant, en étant plus ému ou tout au moins en ayant une bonne histoire à racconter» Et bien là, non.
Parlons du scénario

 « - Du quoi ?

- Du scénario

- J'ai pas compris

- Le scénario, ce que raconte le film quoi !

- Ben c'est un mec, quand il touche l'eau il est dix fois plus fort

- … C'est tout ?! »

- Ben ouais »

Voilà. C'est tout. Aucun enjeu mis à part comment l'entourage de Vincent va réagir et comment lui-même va réagir à ce don/ce pouvoir et c'est tout.

De plus, le film est une grande scène d'exposition. On pense à un moment avoir un élément déclencheur qui va faire débuter le récit, et puis non, on retourne à de l'exposition.


Une scène d'exposition c'est, normalement, le moment où on présente les personnages, où on montre la situation quotidienne dans laquelle ils évoluent et, habituellement, un élément déclencheur va faire basculer le quotidien en une histoire qui mérite d'être racontée.

Mais sauf que dans ce film, il y a UNE péripétie, et Vincent s'échappe. Pourquoi ? On en saura rien et c'est là, à toi spectateur, de te faire ta propre idée. Et c'est tout. Rideau. Générique (avec, enfin, un peu d'ambiance musicale).
La raison pour laquelle je pense que ce film avait du potentiel, c'est que deux ou trois dialogues entre Vincent et Lucie montrent les situations comiques que le super pouvoir de Vincent peut amener ! Mais, au moment où on pense que ces dialogues, vont pouvoir amener à quelque chose, on replonge (jeu de mot) ensuite dans un film triste, terne, sans dialogues, sans musique, et affreusement leeeeeeeeent dû au fait qu'aucun rythme n'est imprimé. Le film ne fait que 1h15, mais on a l'impression qu'il dure des heures, c'est tellement frustrant !
Vincent nage ? Bien, montrez le deux ou trois fois, ajoutez une bonne musique pour donner du rythme et faire passer une émotion, le tout sur de belles images tournées dans un beau décor naturel, et enchaînez sur un vrai enjeu dramatique, quelque chose qui crée une histoire !

Résumons :
Le scénario et les dialogues tiennent sur un coin de de nappe.
La musique est absente alors qu'elle aurait pû aider à « faire passer » puisqu'il n'y a pas beaucoup de dialogues.
Le paysage est très beau, les prises de vues et parfois la mise en scène particulièrement soignée, mais on ne s'en sert pas, on ne fait que le montrer.

Les acteurs jouent bien, peut-être moins pour les figurants mais ils parlent tellement peu qu'on ne peut pas s'en rendre compte.

J'ai vu un court-métrage d'1h15, avec tous ses codes éthérés, « je me donne un style, je suis un poète, je regarde l'horizon, c'est la classe, je ne mets pas de musique, ça dénaturerait l'expression et les sentiments que font passer mes acteurs », mais le résultat et tellement frustrant !


Juste, voyez le, ça ne prend qu'1h15 de votre vie, mais vous comprendrez le sens du mot « ennui » et « vide » et vous pourrez alors vous servir de ce film pour vous dire que, finalement, Derrick est une bonne série TV d'action.

Ma note - 09/20

Des anecdotes sur le film ?

  •  Dans le dossier de presse du film, Thomas Salvador explique la genèse du projet : « le film est parti d’une image que j’avais en tête, celle d’un corps immergé qui glisse dans un cours d’eau très étroit et peu profond, le type d’endroit où l’on se trempe juste les pieds mais où personne n’aurait l’idée de se baigner. Cette image originelle contenait déjà l’idée de décalage et d’incongruité propre à Vincent, que l’on retrouve quand par exemple il se trempe le soir dans un bassin ou dérive dans le canal. À cette image s’est associé mon goût pour le travail sur le corps et le mouvement, et l’idée d’un homme dont les aptitudes décuplent au contact de l’eau s’est vite imposée. Le héros du film allait donc faire des choses extraordinaires ! » Le cinéaste ne qualifie d’ailleurs d’ailleurs par son personnage de super-héros dans la mesure "où il ne considère pas ses aptitudes extraordinaires comme un pouvoir, et n’envisage pas qu’elles lui aient été « données » dans un dessein précis. Il est pris dans sa propre vie d’homme, sa nécessité de composer au quotidien avec ce qui le différencie, et ne se sent donc investi d’aucune mission." (En fait, il y avait des indices)

Sources : Allociné.com, IMDB.com et hhttp://www.le-pacte.com/france/prochainement/detail/vincent-n-a-pas-d-ecailles/

La citation de Kubrick qui fait plaisir :
« Quand un film a de la substance ou de la subtilité, on ne peut jamais en parler de manière complète. C'est souvent à côté de la plaque et forcément simpliste. La vérité a trop de facettes pour se résumer en cinq lignes. Généralement, si le travail est bon, rien de ce qu'on en dit n'est pertinent »
 — Stanley Kubrick

 

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20 février 2015

Critique - American Sniper de Clint Eastwood

 

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C’est avec qui ?
Bradley Cooper.……..…...…. Chris Kyle
Sienna Miller..………….…… Taya Kyle
Jake McDorman.……...…..… Ryan Job
Luke Grimes............................ Marc Lee


Ça parle de quoi ?
Biopic du Sniper Chris Kyle.

Mon avis
Aller, tous ensemble : USA ! USA ! USA !
Non ?
Bon, c'est que vous n'avez pas vu American Sniper alors...


Commençons cette critique : j'ai trouvé les acteurs extrêmement convaincants et Geoffrey Miclat (citons-le) a fait un excellent travail pour le casting notamment au niveau de la ressemblance des acteurs avec les « vrais » Kyle.
Je n'ai rien à dire sur la musique ou l'ambiance musicale puisqu'il y en a peu voir même pas du tout . Néanmoins, lorsqu'il y en a, j'aurais préféré qu'il n'y en ait pas finalement parce que ces percussions m'ont fait croire un instant que j'étais dans la jungle africaine. Mais je relève quand même le très bon travail de bruitage ou de post-sonorisation qui a été fait et c'est très important pour l'ambiance d'un film dans lequel les fusillades sont légion.
Au sujet du scénario, il s'agit d'une adaptation de Biopic qui, d'après mes recherches, est très fidèle à la vie tourmentée et mouvementée de Chris Kyle, mais tout de même, et c'est un des points qui m'a déplu, j'ai l'impression que tout le travail au sujet de ce que fait Kyle en bien ou en mal, de sa personnalité en somme, doit être interprété par le spectateur. Si on regarde bêtement le film, on peut même être amené à penser, selon moi, que faire la guerre et laisser sa famille de côté est tout ce qu'il y a de plus normal voir même encouragé par le film. D'ailleurs, au sujet de la relation qu'entretien Chris Kyle avec sa famille en comparaison de l'importance pour lui de remplir son devoir de soldat, qu'est-ce que ça coûte d'ajouter une scène où la fille de Kyle ne reconnaît pas son père, parti en Irak depuis plusieurs mois ? Rien, si ce n'est que cela renforce le dramatique état d'esprit de Kyle qui fait passer son pays avant tout, même avant sa propre famille. On comprend mieux le personnage, on est plus touché, et les scènes suivantes on un impact encore plus certain. Que du bénéfice.

Est-ce une volonté de Clint Eastwood (réalisateur) de faire réfléchir de par lui même le spectateur et le laisser à son propre point de vue en rapportant « simplement » la vie du Sniper le plus meurtrier de l'armée Américaine ? Peut-être, et je n'ai pas la réponse, mais l'autre point de vue à ce sujet serait de penser qu'Eastwood fait la propagande ou du moins « valide » les réactions ultra-patriotique de son protagoniste. Peut-être y a t il un élément de réponse dans la vie politisée de Eastwood, très à droite et complétement pour une justice se reposant sur le 2ème amendement de la constitution américaine (celui du port d'arme légal) ou peut-être du côté de la toute dernière scène et de son passage au générique appuyé par une absence de musique qui semble glorifier l'American Sniper.

Ce qui amène à ce que je disais au début, bouclons la boucle, Michael Bay avec Transformers notamment ou certains autres réalisateurs le font un peu et je m'y suis un peu adapté, mais Eastwood fait, à mes yeux, une propagande pro-américaine vraiment trop exclusive. Déjà que le personnage est honoré de manière très appuyée (avec ses côtés sombre tout de même) mais alors, la grande, glorieuse, puissante et libératrice Amérique est parfaitement intouchable. Si vous ne comprenez pas que les USA sont les gentils et que les Irakiens sont les grand méchants...

Le problème, c'est que cela donne des faiblesses au scénario qui aurait pu se servir de ce contraste pour enrichir le récit, notamment comparer ou faire une analogie entre Chris Kyle et le Sniper Irakien Mustafa. De même, l'arabe est uniquement traduit lorsqu'il est dans l'intérêt des Américains. Une scène dramatique vient de se dérouler et une femme arabe en est très émue à en parler ? Un groupe d'Irakien semble très remonté contre les États-Unis qui viennent de mener une opération dans leurs quartier ? Quelle importance de traduire ce qu'ils disent ?! Et bien tout simplement donner de la profondeur au récit.

Le film est bon et tient la route, c'est indéniable, il a de nombreuses qualités, dont une excellente scène au très bien réalisée au cours d'une tempête de sable, mais il aurait pu être encore meilleur à mes yeux.

 

Ma note - 16/20

 

Des anecdotes sur le film ?

  •  David O. Russel (Happiness Therapy / Fighter) et Steven Spielberg (Il faut sauver le soldat Ryan / Jurassic Park) étaient pressentis à la réalisation avant qu'elle soit dévolue à Clint Eastwood.

  • Ce film défraie la chronique aux États-Unis où des voix s'élèvent contre la glorification des sniper dans le long métrage. Michael Moore, réalisateur de films, ira même jusqu'à déclarer sur Twitter que son oncle a été tué par un sniper durant la Seconde Guerre mondiale, et qualifie les tireurs d'élite de « lâches » qui ne sont « pas des héros »

  • Pendant trois mois, Bradley Cooper, qui a également souhaité être producteur sur le film, a soulevé des poids et mangeait pour l’équivalent de 6000 calories par jour pour acquérir d’avantage de masse musculaire. L’acteur a également reçu une formation de tireur d’élite pour les besoins du film. Cooper a d'ailleurs effectué un travail de mimétisme à travers les vidéos et les enregistrements audio de Chris Kyle, cherchant également à prendre un accent texan proche de l'homme au plus de 200 cibles abattues.

  • Voici comment Eastwood manifeste son intérêt pour le film : "II se situait à mi-chemin entre les exploits de Chris au combat et les aspects personnels de sa vie, qui le rendent encore plus intéressant. Cela montre le poids de la guerre non seulement pour un individu, mais aussi pour toute sa famille". Le réalisateur ajoute qu’il trouvait primordial de montrer les sacrifices auxquels ces soldats consentent pour défendre leur patrie. Faites vous votre idée par rapport à ce que je disais dans la critique...
  • L’un des frères d’armes le plus proche de Chris Kyle, Kevin Lacz a pu fournir des informations précieuses à l’équipe du film concernant les batailles militaires auxquelles ils ont pris part. Il est intéressant de noter que Lacz a également joué son propre rôle dans le film.

 

Sources : Allociné.com et IMDB.com

 

 

15 février 2015

Critique - Les Nouveaux Héros (Big Hero 6) de Don Hall & Chris Williams (Disney)

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C’est avec qui (acteurs de doublage) ?

Maxime Baudoin.……..………. Hiro Hamada

Kyan Kojandi..………………… Baymax

Elisabeth Ventura .…………...… Honey Lemon

Jean-Baptiste Anoumon............... Wasabi

Donald Reignoux......................... Fred

Céline Ronté................................ GoGo Tomago 

 

Ça parle de quoi ?
Un drame survient à San Fransokyo, le jeune Hiro et ses amis vont tenter de se mettre en travers d'une menace qui pourrait détruire la ville.

Mon avis

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les créateurs du Studio Disney sont très intelligent. Ils savent ce qui va plaire. Normal ! La personne qui a créé une célèbre méthode pour écrire « une histoire qui touchera tout le monde » a travaillé et mis en pratique sa technique dans ces studios, notamment pour le Roi Lion.
Je parle d'intelligence parce que le film est très bien écrit : il a des enjeux profonds, une moralité, des personnages attachants avec une personnalité marquée et un objectif clairement défini pour que tout le monde comprenne bien, surtout les enfants.

Le but d'un Disney, c'est d'aborder des problèmes ou des notions hyper importantes qui feront grandir les enfants mais avec ce référentiel ludique qu'est le dessin animé. En gros : apprendre et capter des éléments qui vont construire sa personnalité en s'amusant. Et bien c'est fait. Cette fois ci, Les Nouveaux Héros s'intéresse à la relation avec le deuil et la vengeance, un peu comme l'avait fait le Roi Lion en fait. Amusez-vous à trouver les enjeux des Disney et vous verrait qu'ils ont pas mal de points communs malgré leurs univers différents.

En plus de ça, Disney fait d'une pierre deux coups : ils s'ouvrent au marché asiatique avec une action qui se déroule à San Fransokyo et surtout surfer sur la vague super-héros en s'inspirant d'un Marvel Comics.

J'ai aimé pour plusieurs raisons : ce que j'ai expliqué au dessus en fait un point positif, le rythme est bon, la musique est pas mal et en plus, il n'y a pas de chanson chantées (oui parce que La Reine des Neiges, merci, mais bon à un moment donné ça suffit quand même).

J'ai trouvé que celui-ci était plutôt orienté jeunes adultes que enfant, mais les (nombreux) enfants qui étaient autour de moi appréciaient, même si certains avaient peur à certains moment.
Par contre, la fin... J'ai envie de dire : ENCORE ! On la voit venir à des kilomètres et elle n'apporte rien racontée de cette manière, à part une émotion supplémentaire peut-être mais pour moi, en ajoutant cette scène, le Studio Disney ajoute encore un cliché, et à force, ça me gonfle, ça fait un peu trop chargé.

 Les clichés ne me dérangent pas, mais il faut qu'il ne se voient pas, sinon, on les remarque et deux choses se passent : on ne fait attention qu'à ça et ça nous fait nous attendre à la suite puisque l'on reconnaît une situation déjà expérimentée...

 Un film franchement drôle à de nombreux égards, pas que sur le personnage de Baymax, le robot pataud ; Disons qu'il y a à la fois du comique visuel avec Baymax, et du comique de dialogue avec les protagonistes.

Les voix Française sont tout à fait convaincantes et c'est bien le seul type de film que je ne vais pas forcément voir en V.O.

J'ai été surpris de ne pas voir un autre cliché Disney : la relation amoureuse, mais ça aurait franchement fait beaucoup trop.

Un film à voir, qui passe très bien même si on sent que depuis quelques années, Disney s'évertue à appliquer sa méthode magique sans apporter trop de nouveautés.

 

Ma note - 16/20

 

Des anecdotes sur le film ?

  •  C'est le premier film d'animation Disney qui utilise le catalogue Marvel récemment acquis. En effet, la base du dessin animé est le Comic Book Marvel Big Hero 6 (nom original de « Les Nouveaux Héros ») avec, néanmoins, pas mal de libertés notamment au niveau de la ville et de l'histoire. Le mot d'ordre était d'ailleurs de faire cohabiter l'action et la vivacité de Marvel avec la sensibilité et l'émotion chère à Disney.
  • Hiro Hamada, le héros, a les dents du bonheur. Une caractéristique apparemment très importante puisqu'une équipe spéciale a été détachée pour vérifier l'écart entre les deux incisives au court de l'animation du film. De même, la coupe de cheveux du héros a été calqué sur la mode japonaise du moment et a été très difficile à animer, comme le précise l'animateur Nathan Engelhardt : "Nous avons posé toutes sortes de règles pour créer ce chaos capillaire ! Nous savions quelle mèche allait dans quel sens, et comment faire en sorte qu’on voie toujours ses sourcils et ses expressions sous cette tignasse."
  • Ce film détient un nouveau record : celui du plus grand nombres de personnages virtuels et différents créés pour peupler la ville de San Fransokyo. En effet, 670 habitants différents ont été créés grâce au programme « Denizen Factory ». L'ancien record était détenu par « La Reine des Neiges » avec 270 personnages différents pour peupler la cour d'Anna)
  • On a gardé le fameux caméo de Stan Lee, même dans le film d'animation ! Regardez le portrait dans la maison de Fred...
  • L'idée de base pour la création de San Fransokyo est une réalité alternative. En effet, Scott Watanabe précise que la ville de San Fransisco, suite aux tremblements de terre de 1906 a vu sa construction modifiée grâce à des ingénieurs de Tokyo, précurseurs dans l'architecture anti-sismique ce qui a donné : San Fransokyo.
  • A l'acoutumée, Marvel re-sort les Comics adaptés au cinéma pour en faire une promotion réciproque. Pas cette fois avec Big Hero 6... De là à dire que la modification de l'histoire de base a créé des tensions, il n'y a qu'un pas !

 

Sources : Allociné.com, IMDB.com et http://www.disney.fr/les-nouveaux-heros

 

3 février 2015

Rétrospective - Zodiac (Director's Cut) de David Fincher

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C’est avec qui ?

Jake Gyllenhaall..……..………. Robert Graysmith

Mark Ruffalo..………………… David « Dave » Toschi

Robert Downey Jr. .…………… Paul Avery

 

Ça parle de quoi ?
La traque du « Tueur du Zodiaque », du point de vue du journaliste Robert Graysmith. Tiré d’une histoire vraie.

Mon avis

Tout de même assez long (2h40), ce film en version Director’s Cut bénéficie d’une excellente mise en scène de David Fincher, un des maîtres du thriller. Les acteurs jouent très bien leurs rôles et leurs traits de caractère leur donne une portée et un charisme qui porte parfaitement le film qui, malgré tout, ne s’intéresse qu’à une seule histoire, la fameuse traque du tueur du Zodiaque.

Par ailleurs, c’est une des rares fois où j’ai pu voir une fin comme celle-ci, ce qui n’est absolument pas pour me déplaire puisqu’elle donne un impact encore plus fort au film et nous amène à nous poser des questions, ce que peu de films sont capable de faire. En fait, Fincher amène le spectateur à la réflexion tout au long du film, nous participons à l’enquête indirectement, ce qui est très agréable.

Le fait que l’histoire s’intéresse à ce fait-divers américain m’a donné, quand même, un certain retrait par rapport à l’histoire. Un américain ayant vécu à cette époque devrait, à mon avis, être encore plus immergé dans le film, notamment au sujet des références faites au long du film (musiques, hommes politiques, situation du pays, etc).

 

Les +

Les -

- Un très bon thriller

- La mise en scène

- Excellente bande son (des titres de l’époque ainsi que d’une musique d’ambiance composée tout spécialement pour le film)

- La justesse du jeu des acteurs

- Légère autarcie dû à l’ambiance très marquée et très américaine

- Une longueur qui pourrait en rebuter certains

 

Tout de même à voir au moins une fois.

 

Ma note - 16/20

 

Des anecdotes sur le film ?

-         Durant le film, les personnages vont au cinéma pour assister à la projection de L’inspecteur Harry dont l’histoire est fortement inspiré du « Tueur du Zodiaque ».

-     Le serial-killer aurait sévit entre 1966 et 1978, dans un rayon de 200 kilomètres autour de San Francisco. Il est accusé d’avoir commis entre 37 et 200 meurtres.

-      Pour les besoins du film, le réalisateur David Fincher en effectuant le parcours du légendaire serial killer avec plusieurs des enquêteurs originaux, compulsant quelque 10 000 pages de rapports et documents, interviewant les survivants, les proches des victimes,  ou encore la famille d'un des principaux suspects, ancien enseignant pédophile condamné pour attouchements.

-     David Fincher, réalisateur de l'excellent Seven, se confie : « Dans mon quartier, les gosses de mon âge en avaient une peur bleue. Allait-il se pointer au bout de la rue, se glisser dans la cour de notre école, monter dans notre bus ? Chacun redoutait le Zodiac. »

-    Zodiac est le premier long métrage tourné avec une caméra Haute-Définition : la HD Thompson Viper Filmstream

 

Sources : Allociné.com, IMDB.com

 

 

29 janvier 2015

Rétrospective - Jo de Jean Girault

Jo

C’est avec qui ?

Louis de Funès..……..………. Antoine Brisebard

Claude Gensac..........………… Sylvie Brisebard

Bernard Blier.……...………… L'inspecteur Ducros

Michel Galabru.….......………. Tonelotti

 Ça parle de quoi ?

Je vais faire un court résumé pour ce film pour conserver l'intrigue intacte. Si vous souhaitez le synopsis officiel, allocine.com ;-) .

Antoine Brisebard va commettre un acte qui va le prendre dans un engrenage de péripéties.

Mon avis

Ha... Jo... Je me demandais de quel film j'allais pouvoir vous parler dans ma prochaine rétrospective et je me suis dit qu'il serait intéressant de vous faire découvrir un de mes De Funès préféré, pourtant relativement mal connu.

Et c'est en revoyant ce film que je me suis trouvé embêté : comment j'allais bien pouvoir vous parler du genre de ce film...

Et heureusement pour moi, c'est au cours de mes recherches que j'ai trouvé la dénomination officielle : c'est une comédie burlesque, à savoir un film drôle avec une certaine quantité d'éléments irréels ou du moins difficilement concevable pour être réalistes.

Alors que dire sur ce film ? Je n'ai pas vraiment de critiques à faire à son encontre, j'aime vraiment ce film pour ce qu'il est, c'est-à-dire une vraie bonne comédie, très codée, certes, mais sa force c'est aussi de faire passer cette structure comme si ça en était naturel, ce qui nous permet de ne pas attendre certains gags.

Une nouvelle fois, la 8ème pour être précis, De Funès retrouve le réalisateur Jean Girault avec lequel il a participé notamment à la série des « Gendarmes », une mécanique bien huilée à laquelle on peut également ajouter Michel Galabru et surtout Claude Genssac qui joue sa femme pour la énième fois. De Funès aimait particulièrement travailler avec une équipe composée de gens qu'il connaissait bien, car oui, le grand Louis était un grand stressé, et on peut dire que cela fonctionne à merveille.

Ce film est la seconde adaptation (la première étant un film anglophone de George Marshall) de la pièce de théâtre « The Gazébo », et l'un des seuls regret que j'ai à propos de ce film, c'est que l'on sens particulièrement son passif scénique.

Néanmoins j'aime particulièrement ce film notamment parce qu'il permet à Louis De Funès de montrer la totalité de sa palette de jeu et surtout une émotion que l'on voit rarement : l'expression de son amour sincère et émouvant pour sa femme. Et, cerise sur le gâteau : De Funès ne fait pas à outrance ce pourquoi il est mondialement connu à savoir ses grimaces et son sur jeu. Tout est ici très bien dosé, c'est très bien écrit, très drôle et les personnages ont tous une personnalité très forte qui renforce l'immersion dans un de mes films préférés que j'avais envie de vous faire partager.

Ma note - 18/20

Des anecdotes sur le film ?

-          Le « Gazébo » est en fait en anglicisme désignant une gloriette, ou plus couramment un kiosque, élément central de l'intrigue de cette histoire.

(Pour le révéler, surligner la ligne suivante)

-     C'est un des rares films (trois au total) dans lesquels le personnage que joue De Funès tue quelqu'un.

 

Le point spécial

Peut-être plus encore que ce film, j'adore viscéralement son thème musical écrit par Raymond Lefèvre qu'a brillamment réutilisé Alexandre Astier dans la scène finale du génial Livre VI de Kaamelott.

Raymond Lefèvre - Jo (radio edit)

 Sources : Allociné.com, IMDB.com, Youtube.com

28 janvier 2015

Critique - Charlie Mortdecai de David Koepp

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C’est avec qui ?

Johnny Depp..……..………. Charlie Mortdecai

Gwyneth Paltrow..………… Johanna Mortdecai

Paul Bettany.……………… Jock Strapp

Ewan McGregor.…..………. Inspecteur Martland

 

Ça parle de quoi ?


La chasse au tableau qui conduirait au trésor caché des nazis par l’excentrique Charlie Mortdecai étant lui-même chassé par différentes organisations.

 

Mon avis

Ce film avait beaucoup de potentiel sur le papier mais malheureusement, il y a toujours « trop » ou « pas assez »…

 

Trop de Johnny Depp.

Oui, mais à sa décharge, il doit porter tout le scénario sur ses épaules, tous les ressorts comiques viennent de lui, c’est lui le personnage principal qui fait évoluer l’histoire (du moins durant une bonne partie du film) donc malgré les critiques que l’on peut lire (« Johnny Depp fait encore du Johnny Depp » notamment), c’est bel est bien le scénario qui ne lui offre pas d’opportunités de faire autre chose à mes yeux, ce qui a tendance à le surexposer, lui et son personnage très extravagant.

 

Pas assez d’intrigue.

Le scénario est tellement plat… Il va d’un point A à un point B avec si peu de de vrai « twist » (retournement de situation) qu’il en est très décevant. C’est pourtant un film d’aventure normalement !

 

Pas assez d’utilisation des autres personnages.

Il y a 4 vrais personnages principaux dans cette histoire (voir ci-dessus). Le problème, c’est que seulement Mortdecai est exploité, les autres n’ayant pas de charisme, et ce n’est pas les acteurs qui doivent être blâmés, mais bien le scénario ici. McGregor, Paltrow et Bettany ne sont pas des novices et sont parfaitement capable de faire vivre un personnage. Voici un exemple de rôles qu’ils ont joué qui ont une personnalité affirmée à mes yeux :

  • Ewan McGregor - Obi-Wan Kenobi dans Star Wars
  • Gwyneth Paltrow - Pepper Potts dans Iron Man
  • Paul Bettany - Silas dans Da Vinci Code.

Franchement, il y avait de quoi creuser les protagonistes et leur donner une vraie personnalité. De plus, ceci aurait alors pu être utilisé comme ressort comique au lieu de laisser toute cette responsabilité à Depp.

 

Pour résumé : j’ai eu l’impression qu’on me balançait une histoire. Même le fait que le tableau soit peut-être la clé du trésor nazi est très peu évoqué alors qu’il aurait largement pu être une source pour donner un peu de profondeur au récit. Les transitions entre les différentes scènes renforcent cette impression de catapultage d’histoire fade dans la tronche du spectateur.

J’ai été déçu parce que je m’attendais à quelque chose de bien ou à défaut d’intéressant, mais je n’ai pas été récompensé. Voyez le pour vous faire votre propre idée, il reste un bon divertissement, mais assez insipide à mon goût.

 

Ma note - 12/20

 

Des anecdotes sur le film ?

-          L’objectif du studio de production Lionsgate est de faire de Mortdecai une série de film. Etant donné les 60 millions de dollars de budget et qu’il a (pour le moment) rapporté 9,5 million au box-office, les ambitions vont surement être revus nettement à la baisse.

 

-     Le film est une adaptation de la trilogie de romans éponymes de l’anglais Kyril Bonfigligoli.

 

-     C’est Johnny Depp, lors d’une réunion de travail à propos du film, qui a dessiné ce qui serait l’inspiration de la moustache de son personnage dans le film. Depp devait d’ailleurs porter de fausses dents pour agrémenter encore le physique de son personnage, néanmoins il a été préféré de colorer directement les dents de l’acteur pour ne pas faire de Charlie un personnage trop caricatural (… Raté)

 

-          Gwyneth Paltrow a eu beaucoup de mal avec les prises durant lesquelles elle devait avoir des haut-le-cœur. Elle a d’ailleurs confié : « Le tournage de ces scènes est sans aucun doute ce que j'ai eu de plus dur à faire au cours de ma carrière : c'était très difficile de rester sérieuse. J'ai dû gâcher une quinzaine de prises ! »

 

Sources : Allociné.com, IMDB.com

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